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L’état de santé des habitants de l’agglomération grenobloise intéresse la Métro. Elle a saisi le Registre du Cancer de l’Isère(1) d’une étude portant sur le recensement des cas de cancer dans les 27 communes de l’agglomération, sur la période 1990-1999. Cet état des lieux passe au crible toutes les localisations de la maladie chez l’homme et la femme et cartographie très finement, les fréquences de survenues dans chaque commune, d’une commune à l’autre et par rapport au reste du département. Ces comparaisons permettent de calculer, pour chaque localisation, pour chaque commune, le « risque relatif » auquel sont exposés les résidents.

Risque relatif
Cet indicateur permet d’apprécier l’excès ou la moindre incidence de cas dans une commune et donc de dire si les différences sont aléatoires ou non. Dire que le risque relatif de cancer observé dans une commune est plus ou moins élevé a assez peu de sens s’il n’est pas pris en compte l’ampleur de la variation observée mais aussi le mode de vie et l’environnement socio-économique. En effet, il est connu que le mode de vie, l’usage du tabac ou de l’alcool, l’hygiène
alimentaire, certains facteurs génétiques et certaines conditions de travail prennent une part active dans le risque de cancer.
Au terme de l’étude, une faible différence d’incidence existe pour quelques localisations dans les deux sexes ; elles ne sont pas les mêmes chez les hommes et chez les femmes. Ces différences, de l’ordre de 5 à 30 %,sont similaires à celles mises en évidence dans d’autres atlas réalisés en terme de mortalité dans les départements en France. Elles sont faibles par rapport aux différences observées par exemple entre des non-fumeurs et des personnes exposées passivement au tabac.
Pour les deux tiers des localisations de cancers, n’apparaît aucune disparité d’une commune à une autre.
La Métro avait demandé au Registre du Cancer de porter une attention particulière aux conséquences éventuelles des rejets de l’usine d’incinération des ordures ménagères située à Meylan. L’enquête n’a pas relevé d’excès de cas de cancer, et en particulier de lymphomes, dans les communes proches de l’usine ou exposées aux fumées émises, comme cela avait été montré dans d’autres agglomérations(2).


(1) Le Registre du Cancer procède à l’enregistrement des cas de cancers parmi la population iséroise depuis 1979. Son siège est à Meylan.
(2) Une Etude est actuellement menée par l’Institut National de Veille Sanitaire dans quatre départements (l’Isère, le Bas-Rhin, le Haut-Rhin et le Tarn), attendue fin 2006.


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